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Pseudo: gouichiche m'hamedCatégorie: ScienceRecommander ce blog
Dimanche 04 Mai 2008

Les hyènes en danger !

 

 

 


Les hyènes font partie de la famille des hyénidés. Elles ont un corps plus haut à l'avant qu'à l'arrière. Leurs têtes massives, au museau allongé et à la mâchoire forte sont armées de dents robustes aptes à broyer les os les plus durs. Ce sont des prédateurs à la silhouette ingrate et au ricanement glaçant qui n’attire pas vraiment la sympathie. Pourtant, leur rôle est important dans l’équilibre écologique. Les hyènes ont pour mission de nettoyer l’environnement des cadavres.

 

 

 

Trois espèces d’hyènes existent dans le monde.

 

 

 

L’hyène tachetée (Crocuta crocuta), la plus connue, elle est aussi la plus imposante avec ses 80 kilos et la plus agressive aussi. Elle vit au cœur de la savane africaine. Son pelage jaunâtre est marqué de tâches brunes. C’est un animal grégaire aux mœurs nocturnes qui chasse en groupe.  Ces hyènes sont redoutables en supériorité numérique, les lions et les vautours très souvent leurs cèdent leurs proies.    

 

 

 

L'hyène brune (Parahyaena brunnea), que l'on retrouve dans le sud de l'Afrique, a un pelage brun foncé, une tête grise et des jambes rayées. Elle se nourrit principalement de poissons et de crabes. C'est un animal assez solitaire qui est devenu rare.

 

 

 

Notre hyène, l’hyène rayée (Hyaena hyaena) occupe les territoires du nord de l'Afrique, de l'Afrique de l'Est et certaines régions du Moyen Orient et de l'Inde. Elle a une robe gris ocre rayée de bandes verticales sombres. Sa longueur est comprise entre 100 et 120 cm, son poids varie entre 25 et 55 kg. Comme l’hyène brune, elle a une crinière formée de poils grossiers et érectiles qui se dressent de la nuque jusqu'au dos. Les oreilles sont plus grandes, plus pointues et moins poilues. Plus pacifiste et moins sauvage que l’hyène tachetée, elle ne s'attaque jamais à de grandes proies. Son mode de vie aussi les différencie radicalement. Si l’hyène tachetée est grégaire, l’hyène rayée en revanche est généralement solitaire.  Les couples ne se forment que pour la période de reproduction.  Chassant et se nourrissant la nuit de charognes, elle apprécie aussi particulièrement les fruits. Il lui arrive aussi de s'aventurer en ville pour se nourrir dans les décharges publiques. Furtive et silencieuse, elle évite généralement de croiser le chemin de l’homme, sauf si celui-ci manifeste un comportement agressif. A El Kala,  notre équipe se retrouva nez à nez avec une hyène à l’occasion d’une sortie nocturne, Celle–ci a  aussitôt fait volte face pour emprunter une coulée de sanglier. Le jour, elle passe la majeure partie de son temps à dormir dans sa tanière où à proximité, dans des endroits ombragés.

 

 

 

En Algérie, l’hyène rayée figure parmi les espèces protégées par le décret n°83 – 509 du 20 Août 1983 relatif aux espèces animales non domestiques protégées, en application à la loi relative à la protection de l’environnement. Notre laboratoire de taxidermie reçoit des animaux sauvages que nos collègues de l’administration des forêts retrouvent morts  ou blessés à l’occasion de leurs tournées. Les individus morts sont naturalisés. Les blessés, aptes à retrouver la vie sauvage sont soignés et relâchés dans leurs lieux  de capture. Ceux qui sont irrémédiablement handicapés, sont gardés au centre ou confiés aux parcs zoologiques. L’hyène  rayée qui était méconnue, est apparue parmi le lot des infortunés pour la première fois en 1992. C’était un animal mort, pris accidentellement dans le collet d’un agriculteur à Bouira.  Depuis, seize individus ont été réceptionnés. Deux en 1994, la première d’El Kala (Taref) et la seconde du Djurdjura (Bouira). Quatre en 1998, deux d’El Kala, une de  Hajout (Tipaza) la seconde de Djurdjura. Deux en 2003, la première blessée, elle a été soignée et relâchée dans son lieu de capture à n’haoua  dans la  daira de Mouzaia - Blida ( el watan du 30/01/2003) et l’autre morte, elle provenait de Belezma- Batna. Une en 2004, de Belezma. Deux en 2006, de Bouira. Et cinq hyènes en 2007, elles provenaient respectivement d’Oum el Bouaki (02), d’El Karimia–Chlef(01) et Bouira (02).

 

 

 

Quelles sont les raisons de cette recrudescence ? Pourquoi tant d’hyènes sont retrouvées mortes ? Les raisons évoquées seraient dues à la prolifération de l’espèce. Cependant, cette hypothèse parait peu probable, lorsque l’on sait que dans le règne animal, les effectifs se régulent en fonction des conditions du milieu. Les plus vulnérables qui se situent au sommet de la pyramide écologique, et dont le domaine vital s’étend sur un vaste territoire  à l’instar des hyènes, ont de très faibles chances de voir leurs effectifs proliférer, sauf dans des conditions exceptionnelles qui ne sont guères réunies chez nous. Il reste  donc l’explication la plus plausible et la moins réjouissante à notre avis, le braconnage... Cela expliquerait la présence des plombs retrouvés dans 1/3 des cadavres réceptionnés.

 

 

 

Chassé pour « délit de sale gueule » ou pour des croyances maléfiques qui lui sont injustement attribuées, ce précieux auxiliaire de la nature semble aujourd’hui plus que jamais en danger d’extinction.

 

 

 

 

 

 

publié par gouichiche m'hamed dans: lepusvulpes
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Commentaires

Quand je travaillais à Alger (1977-1983), on m'a raconté que, avant la construction du zoo d'Hydra, on a clos le futur terrain et on a découvert.....une hyène dans l'enceinte ainsi délimitée !


 


Frédéric Malher

Commentaire n° 1 posté par: Frédéric Malher(site web) le 11/05/2008 - 15:56:45

salut


malheuresement il faut ajouter à ton recensement des individus tués une femelle retrovée au bord de la route dans la localité de Loutaya prés de Biskra et  que j'ai  photographié  d'ailleur je vais te la trensmettre.

Commentaire n° 2 posté par: farhi yassine le 12/05/2008 - 16:16:26
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